jeudi 5 novembre 2009

Comment ai-je pu croire au Père Noël?

Disponible dans toutes les librairies

Comment être soi-même dans une soirée où l’on ne connaît personne ?
(Le moi existe-t-il ?)

Pourquoi Mamie met-elle une casquette et un pull écossais à son yorkshire ?
(Les animaux ont-ils une raison ?)

Comment ai-je pu rester si longtemps avec un mec aussi con ?
(Ne désirons-nous que des choses que nous estimons bonnes ?)

Dans cet ouvrage, nous espérons montrer que la philosophie n’a rien d’ennuyeux, elle permet de comprendre de manière simple des choses complexes, et n’est jamais éloignée de la vie quotidienne. Elle parle à tout le monde. Elle parle de chacun.


10 commentaires:

  1. Je suis en train de lire votre livre et, arrivée à la page 173, tout se passe très bien merci !
    Je pense même le déposer sous quelques sapins.
    Très agréable de réfléchir en se marrant. (Les consolations de la philosophie de De Botton m'avaient inspiré la même réflexion, no offense)

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  2. Bien chere Xtelle, un grand merci pour ces encouragements qui ne sauraient me faire "offence!"

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  3. Une lettre au père noël,
    A 60 ans (c'est mon âge)on n'a + le droit de croire au père noël ..., mais on a le droit (et mëme le devoir , je crois ?)de croire en la philosophie ...Merveilleux ouvrage qui permet d'accéder aux philosophes !Chapeau !!!j'ai pris beaucoup de plaisir à lire ....
    D.MERLE (c'est mon nom comme la signature au merle moqueur ....)

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  4. comme Boris Cyrulnik, nous rappellent que "[...] les animaux ne sont pas des machines. [Et que] le jour où l’on comprendra qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires. Nous avons peut-être une âme, mais le fait d’habiter le monde du sens et des mots ne nous empêche pas d’habiter le monde des sens. Il faut habiter les deux si l’on veut être un être humain à part entière."
    Quand certains commencerons à enlever leurs habillent à leurs Pépettes, il leur restera sans doute encore s'interroger sur ce qu'il se passe quand celle-ci se mettra à les regarder. Alors commenceront-ils peut-être à comprendre que c'est dans cet échange de regard que leur chien familier contribue quotidiennement à les humaniser.
    Mais force est de constater qu'il reste en nous une sauvagerie visible dès que notre désir nous pousse à chosifier et/ou à utiliser nos animaux familiers.
    Nous aurions pourtant tellement à apprendre d'eux en acceptant de vivre avec eux et de les laisser vivre.

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  5. J'ai lu avec plaisir votre livre.

    Parmi toutes les questions que vous posez, mon attention a été particulièrement retenue par celle que vous proposez pour comprendre "Pourquoi Mamie met-elle une casquette et un pull écossais à son yorkshire ?"

    Au travers de votre analyse, "Il apparaît donc que ceux qui prétendent aimer les animaux et voir dans leurs yeux une lueur d'humanité sont les premiers à les traiter comme leur jouet. [Vous poursuivez en indiquant que] Si Mamie pense vraiment que sa Pépète est intelligente, elle ferait mieux de la laisser vivre à l'état sauvage, en commençant par lui enlever ce pull écossais ridicule qu'elle n'a jamais réclamé."

    Mon vécu professionnel passé de dresseur de chiens-guides d'aveugles me conduit à m'interroger sur le lien entre la condition de vie Pépète et celle de ces chiens d'assistance qu'il nous arrive parfois de croiser dans la rue.

    Combien sommes-nous à voir, au travers de ces chiens, l'expression de la dévotion envers l'homme handicapé ? N'avons-nous pas ressenti une certaine admiration en observant un aveugle guidé par son chien ?

    Mais dans une telle situation, avons-nous compris que ces animaux sont conditionnés pour produire leurs comportements de chiens d'assistance ?

    Nous pensons voir des animaux intelligents alors même que ceux-ci ne font qu'exécuter de manière mécanique et sans pensée, des comportements maintes fois répétés, durant des heures d'entraînement.

    Dès lors, a-t-on imaginé que c'est le dressage qui créé l'illusion du bénéfice attendu par les personnes dont la déficience visuelle, génératrice de situation de handicap, se trouve en partie compensée par le travail fournit par leurs chiens-guides d'aveugles ?

    Heureusement, notre regard sur les animaux est en train de changer. Et des chercheurs comme Boris Cyrulnik nous rappellent que "[...] les animaux ne sont pas des machines. [Et que] le jour où l’on comprendra qu’une pensée sans langage existe chez les animaux, nous mourrons de honte de les avoir enfermés dans des zoos et de les avoir humiliés par nos rires. Nous avons peut-être une âme, mais le fait d’habiter le monde du sens et des mots ne nous empêche pas d’habiter le monde des sens. Il faut habiter les deux si l’on veut être un être humain à part entière."

    Espérons qu'au moment où certains feront preuve de bon sens pour enlever leurs habillent à leurs Pépètes, ils auront aussi le désir de s'interroger pour comprendre ce qu'il se passe quand celles-ci se mettront à les regarder.

    Peut-être commenceront-ils à ce moment à comprendre que c'est dans cet échange de regard que leur chien familier contribue quotidiennement à les humaniser.

    Mais force est de constater qu'il reste encore en nous une certaine sauvagerie, celle-là même qui se rend visible dès que c'est notre désir de chosifier et/ou d'utiliser nos animaux familiers qui motive notre désir d'aller vers eux.

    Nous aurions tellement à apprendre des animaux en acceptant de vivre avec eux et de les laisser vivre.

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  6. Michel BERTRAND3 août 2010 à 14:06

    J'ai lu avec beaucoup de plaisir ce livre. Grosso modo,il exprime mes propres opinions. Ayant une formation scientifique, je les ai formées cependant assez différemment.La nature humaine est ainsi faite que, si quelqu'un exprime des opinions semblables aux autre, on se dit qu'il est décidément très intelligent. J'adresse donc mes félicitations à Gilles Vervisch.
    Je voudrais cependant faire deux remarques:
    Les théories de l'"Evo Devo" ainsi que les travaux de Frans De Waal voient les rapports hommes-femmes sous un jour qui ne me semble pas idiot (les approches comme les conclusions sont complémentaires). Ceci ne signifie évidemment pas que les hommes et les femmes ne doivent pas être égaux en droit!
    Des systèmes physiques comme l'atmosphère ou le système solaire ne sont guère différents dans leur principes. Ils ont tous les deux un temps carractéristique (certains auteurs parlent d'horizon de prédictibilité) au delà duquel il n'est plus possible de rien dire de l'état du système; et ce quels que soient nos moyens de calcul. Ce temps est relativement court pour l'athmosphère et long (à l'échelle de nos vies et même des civilisations) s'agissant du système solaire

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  7. "On n'est vraiment soi-même que face à des cacahuètes". Merci pour votre quotidien philosophique qui m'a fait au combien sourire et m'a permis d'être moi-même : prendre plaisir à raisonner.

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  8. Bien chère Hélène, merci pour ce petit mot. A bientôt, dans un livre, une librairie ou ailleurs.

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  9. La précision du vocabulaire et la justesse des propos contribuant à votre épanouissement personnel je me permets juste de vous suggérer de revoir les subtilités du phénomène de réfraction en optique pour expliquer les mirages (pp.145-146). Puisqu'on peut photographier un mirage, peut-il s'agir, pour l'homme, d'un défaut de "fonctionnement de ses organes sensoriels"?
    Cependant, s'il était paru 17 ans plus tôt, un tel livre m'aurait évité d'avoir 4 au bac en philo!
    Au plaisir de penser!

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  10. Pour votre épanouissement personnel:

    http://gillesvervisch.blogspot.com/2010/01/le-mirage-egyptien-quest-ce-que-la.html

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