jeudi 13 mars 2008

Soyer

v. intr. (copule), reliant l'attribut au sujet.

Bien que le terme n'apparaisse ni dans la logique aristotélicienne, essentiellement développée dans l'Organon, ni dans la nouvelle logique de Frege ou de Wittgenstein, la langue française comporte un terme logico-grammatical original, qui s'ajoute au verbe "être", et vient souvent le remplacer.

Ainsi : "Malgré que je soye en terminale littéraire, j'ai du mal en français", "Je regrette que le violeur de ma fille soye en prison, il mériterait de mourir".

On pourrait supposer que le verbe soyer n'est qu'une déformation du verbe être, utilisé par les gens qui s'y connaissent mal en conjugaison. Mais si c'était le cas, Jean-Luc Delarue et tous ceux qui font des émissions avec des témoignages de téléspectateurs qu'ont beaucoup souffert les corrigeraient souvent. Or, il n'en est rien. On ne reprend jamais un invité qui utilise le verbe soyer.

En même temps, c'est pas évident de corriger la conjugaison de celui qui dit : "Bien que toute ma famille soye morte, j'essaie de remonter la pente" - "Pardon! Pardon! On dit : bien que toute ma famille soit morte! Un peu de respect pour le français!"

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