mardi 8 décembre 2009

Paris Normandie


Comment est né ce livre?
Gilles Vervisch : «Je voulais écrire un livre non pas de vulgarisation mais bien de démocratisation philosophique parce que je crois que les gens sont aujourd'hui en quête de réflexion et de sens. La philo souffre de deux préjugés largement répandus. Pour le grand public, les questions philosophiques ont peu de rapport avec la réalité.
En gros: «La philo, c'est des gros pavés remplis de mots incompréhensibles». Et à l'inverse, il y a du côté des élites une certaine tendance à entretenir cette obscurité. «Moins les gens comprennent plus on est savant», se rassurent-ils.»

La philosophie, c'est amusant?
«Disons que l'humour me sert à faire passer bien des choses. Y compris en classe de philo. Je cherche à réconcilier le public avec une discipline qui peut sembler très spécialisée et qui est finalement universelle. Philosopher c'est, par principe, réfléchir par soi-même… pour ne plus croire au Père Noël, par exemple.»

Vous êtes-vous posé des limites?
«Je n'ai pas traité tous les sujets mais je ne me suis rien interdit! Pas même de faire un peu de politique dans certains chapitres. Mais ce n'est pas un livre militant. Je ne donne pas de réponses toutes faites. Je n'essaie pas de convaincre. L'idée à laquelle je me refuse absolument, c'est celle qui consiste à tirer les choses vers le bas à force de vouloir trop simplifier.»

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