lundi 13 avril 2009

Débaptisation

Débaptisation n.f. XXIe s. fait de prendre les devants avant de se faire excommunier parce qu'on a utilisé un préservatif au moins une fois dans sa vie

baptemeS'il est un mérite que l'on peut reconnaître à Benoît XVI, c'est bien celui d'offrir au dictionnaire des mots qu'existent pas (et qu'on utilise quand même) une doublette de nouveaux synonymes, débaptême (278 occurrences sur google) et débaptisation (plus populaire, 13600 occurrences). Cela grâce à une succession de sorties médiatiques malheureuses, sur lesquelles on ne reviendra pas ici, qui encouragent un certain nombre de bons catholiques à renoncer (au moins partiellement, on ne va quand même pas jusqu'à l'apostasie, malheureusement) à leur embrigadement religieux. Mais là n'est pas le sujet, contentons nous de parler des mots.

Le débaptême et la débaptisation, donc, sont deux mots qu'on entend de plus en plus, et qui sont absents de mes dictionnaires de référence et n'existent donc pas. Tous au plus y trouve-t-on le verbe débaptiser, mais ce dernier ne revêt en aucun cas la moindre acception liée à la religion, il n'est défini qu'ainsi : priver quelqu'un de son nom pour lui en donner un autre. Il est intéressant de noter que la débaptisation qui pourrait être issue de ce verbe ne saurait guère être active mais bien passive. La nouvelle mode du débaptême, en revanche, est un acte pleinement conscient et revendiqué.

Bravo donc à M Ixvéhi d'encourager, par ses actes et ses paroles, des réactions qu'aucun dictionnaire n'était parvenu à anticiper.

2 commentaires:

  1. Bonjour,

    je soutiens à fond la débaptisation car les catholiques baptisent vraiment n'importe qui.

    Il faudrait qu'ils cessent de vouloir baptiser à tout prix des gens en quantité, pour préférer baptiser des gens de qualité.

    Vous démarche ne peut que les aider à comprendre leurs erreurs.

    Salutations,

    Josué

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  2. Cher Josué,

    Quantité et qualité, voilà qui me rappelle Nicolas Sarkozy parlant des fonctionnaires :-)

    Le problème ici étant que pour faire face à la concurrence des autres religions disponibles, l'église catholique est malheureusement contrainte de privilégier la quantité, sous peine de perdre des parts de marchés, de perdre subséquemment en visibilité et par suite de se retrouver reléguée aux invendus, voire pire, en soldes. Les lois de la concurrence sont rudes.

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