lundi 5 janvier 2009

Au pire, qu'est-ce qu'on risque ?

Donald_WestlakeLe couperet tombe aujourd'hui. Plus de publicité (enfin le soir, pour commencer) sur France 2, 3, 4, 5 et Ô. Le contrat, éxécuté par Sarkozy, aurait été lancé par TF1, jaloux de voir ses concurrents gagner aussi de l'argent facile. Vrai ou pas, on ne le saura pas, motus et bouche cousue. La question qui se pose maintenant est la suivante : la fin de la publicité va-t-elle mener la télévision publique sur les sentiers du désastre ?

Donc, plus de pub sur le service public. Donc moins d'argent pour payer les droits de diffusions de blockbusters. Au pire, qu'est-ce qu'on risque ? Moins de Besson et plus de Capra ? Moins d'argent aussi pour payer les animateurs producteurs d'émissions de divertissement. Au pire, qu'est-ce qu'on risque ? Moins de Drucker et plus de Taddeï ? Moins de reportages sur les dégâts des eaux chez Courbet, et plus sur les aztèques dansants à Envoyé Spécial ? Que des mauvaises nouvelles, donc...

donald_westlake_au_pire_qu_est_ce_qu_on_risqueOn est aussi mort de trouille du fait que le président de France Télévisions sera maintenant nommé et révocable par le Président de la République (soit, pour le moment, Nicolas Sarkozy, personne n'est parfait). Dès lors, la télévision publique perdrait son indépendance. Mais franchement, au pire, qu'est-ce qu'on risque ? Une ligne éditoriale qui perd son indépendance (qui reste à démontrer) vis-à-vis du pouvoir mais s'affranchit de la coupe des annonceurs perd-elle vraiment beaucoup en crédibilité ? Et puis, si on veut de l'information vraiment indépendante, il reste, divine providence, TF1...

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