dimanche 13 janvier 2013
dimanche 22 juillet 2012
samedi 10 mars 2012
vendredi 24 juin 2011
TAIS-TOI ET DOUBLE! Philosophie du Code de la route
En librairie
Pourquoi y a t-il toujours des bouchons sur ma route à moi ? Et pourquoi suis-je le seul à savoir conduire ? Sur la route, on peut se laisser aller à toutes nos tendances : l’égoïsme, le sentiment de puissance, la haine des autres, la diplomatie ou la colère." Sur une route nationale qui traversait une petite ville, j’ai vu que la vitesse était soudain limitée à 30 km/h. C’est peu. J’ai bien essayé. J’ai ralenti, ralenti pour rester au plus près de la limite et franchement, c’est vraiment très lent ! Sur le moment, j’ai bien eu le sentiment d’être l’automobiliste le plus absurdement obéissant de toute la création. Pas un chat, pas une voiture, pas un piéton dans ce bled paumé, et moi qui me traîne à 30 km/h pour respecter le code de la route. Enfin, à peu près à 30 km/h. Quelques jours plus tard, j’ai appris par la poste que je m’étais fait flasher à 37, ce qui, d’après le ministère de l’intérieur de la République Française, mérite que je perde 1 point sur mon permis et 90 euros d’amende ! Franchement, ça énerverait n’importe qui, non ? Pendant que certains font les quatre voies sur l’autoroute sans être inquiétés, que le ministre lui-même grille les feux impunément, on me verbalise pour rien. Quelle différence ça fait, 30 ou 37 km/h ? On aurait dû me filer une médaille à la place d’un p.-v., pour avoir été le conducteur le plus lent de toute la journée ! "
jeudi 23 juin 2011
Philosophie des radars "pédagogiques"
Les gens refusent les radars et revendiquent le droit de mourir dans la stupidité.L'intérêt général, la conservation même de la vie de chacun exige que l'on retire les panneaux signalant la présence de radars - car, en général, dès qu'on aperçoit ce genre de panneau, on pile, et on rétrograde de 180 à 80 km/h en 3 s. Mais la mesure est tellement impopulaire que le ministre a fini par trouver un moyen terme - très moyen : les radars "répressifs" seront précédés par des radars "pédagogiques". En bref, on ne prévient plus, mais on donne un indice. (Mais chut!)
Il y a une sorte de contradiction entre ces voitures suréquipées pour grandes personnes et cette
demande de "pédagogie" et d'indulgence face à la loi. Un peu comme si on mettait un enfant au volant d'un Hummer. La technique offre les moyens aux conducteurs d'être toujours plus irresponsables - en leur donnant même des détecteurs de radars- un peu comme elle permet à certains de photographier les sujets du BAC avant l'heure.Bref, il faudrait savoir : on est un grand qui peut conduire une grosse voiture suréquipée, et alors, on est un grand - on sait se tenir, on conduire, rouler raisonnablement - ou alors, on est un enfant qui a besoin de "pédagogie", de "prévention". Alors, on doit s'en tenir à la bicyclette avec les petites roues.
Des radars "pédagogiques"? Dites, sur votre grosse bagnole suréquipée, y a pas un compteur de vitesse?
jeudi 23 décembre 2010
Conte de Noël (chapitre 2)
La neige continuait à tomber mais il n’y avait aucun bruit. Le silence. On entendait tout juste le souffle du vent qui balayait un peu le sol enneigé sous forme de poussières. Soizic sentit d’abord que des gouttes froides lui mouillaient le visage. Elle ouvrit un peu les yeux et découvrit que de la neige tombait sur ses joues, sa bouche, son front. Sa vision du monde se réduisait un peu à la nuée de flocons blancs qui venaient mourir sur sa peau car il n’y avait pas un bruit. Allongée sur la neige humide, elle se sentait incapable de faire le moindre mouvement. Un peu abrutie, elle réussit quand même à tourner la tête sur le côté pour tenter de savoir où elle se trouvait. Son regard se porta d’abord sur un brin d’herbe situé tout à côté de sa tête qui sortait un peu de la neige. Au-delà, il n’y avait que du blanc et pas un bruit. Seule au monde, Soizic crut d’abord apercevoir sa voiture un peu plus loin. Mais peu à peu, la neige qui continuait à tomber en silence recouvrit l’épave, jusqu’à la faire disparaître. Plus aucune forme ne se distinguait au milieu de ce paysage blanc, sinon quelques arbres aux branches rachitiques, là-bas. Et une ombre qui s’approchait.Soizic avait d’abord cru voir les arbres bouger. Mais il lui apparut de plus en plus clair qu’une silhouette à la forme vaguement humaine se détachait du reste. D’abord assez lointaine et trouble, elle avançait sans faire aucun bruit. Elle ne marchait pas vraiment, mais semblait plutôt glisser sur le sol. Soizic sentait bien qu’elle aurait pu être effrayée si elle en avait eu la force. Mais elle demeurait incapable du moindre mouvement. Elle s’abandonna donc à son sort et laissa la chose venir à elle. A mesure que l’inconnu s’approchait, ses traits se précisaient et Soizic finit par reconnaître son père. Pour la première fois, il lui souriait, si bien qu’il ressemblait à peine à celui qu’elle avait connu.
– Papa ?
Il souriait mais ne disait rien, comme s’il lui était impossible de parler ou plutôt, comme si un mur invisible l’empêchait de se faire entendre. Et puis, au lieu de rejoindre Soizic étendue sur le sol, il la contourna un peu avant de poursuivre son chemin. Elle, toujours engourdie, ne parvint pas à tourner la tête pour le suivre du regard. Elle s’est bien crue abandonnée. Là, le petit brin d’herbe qui apparaissait encore tout près d’elle se mit à croître. D’abord de manière imperceptible, puis de quelques centimètres, jusqu’à atteindre une hauteur d’homme. Sans trop savoir pourquoi, Soizic saisit la plante grimpante grâce au peu de force qui lui restait. La tige l’aida ainsi à se relever, jusqu’à ce que ses pieds quittent le sol. Elle finit par s’envoler et montait vers le ciel, accrochée à l’herbe comme à la ficelle d’un ballon.
La plante cessa de grimper au moment où Soizic arriva au niveau des nuages. A peine étonnée, elle lâcha son bâton de pèlerin vivant pour poser le pied à terre. La sensation de marcher sur un nuage lui parut familière. Le sol craquait sous ses pieds comme de la neige. Après s’être ainsi assurée de son pas, Soizic releva la tête pour regarder l’horizon et aperçut son père, le regard serein et le sourire tranquille. Elle pressa un peu le pas et crut bien se retrouver dans le fameux générique de l’émission de son enfance où un papa, une maman et leur fille aux cheveux blonds tombent du ciel dans la douceur du bonheur familial. Mais à mesure qu’elle s’approchait de son père, elle remarquait quelques changements d’expression sur son visage. Il plissait les yeux et fronçait un peu les sourcils, comme pour régler sa vue. Il commençait tout juste à distinguer les traits de Soizic. Dès qu’il la reconnut, il perdit son sourire et afficha l’expression de déception qu’on doit avoir quand on ouvre un cadeau qu’on ne désire pas.
– Ah ? C’est toi, s’étonna-t-il. Attends, laisse-moi deviner...Je parie que tu t’es suicidée.
Fin
lundi 20 décembre 2010
Conte de Noël (chapitre 1)
– Du café ?
Le coude posé sur la table, Soizic regardait la télé comme quand elle était petite. Rien n’avait changé dans le logis que son père avait quitté depuis longtemps. Il était parti quand Soizic avait dix-huit ans avec Jennifer, une copine de sa classe. Depuis, sa mère vivait seule dans cette maison de ville en brique, collée à d’autres maisons de ville en brique, rue Ledieu, à Amiens. On passait ses journées dans une seule pièce. Toujours la même table branlante qui prenait toute la place, recouverte d’une toile cirée usée par les traces de tasses à café. La pièce était d’autant plus étroite que deux vaisseliers l’encombraient, remplis d’assiettes peintes venues d’alsace. La télé allumée en permanence était décorée d’un napperon et des bibelots en faïence traînaient un peu partout. Un chien rose, un pot de chambre aux formes végétales. En dehors de cette salle, il y avait une cuisine qui sentait le beurre fondu, deux chambres qui puaient la naphtaline et un toilette au carrelage froid, très désagréable pour les pieds nus le matin.
Soizic n’avait jamais aimé cette maison. Une ambiance permanente de dimanche après-midi pluvieux. Quand elle pensait à son enfance, elle se souvenait surtout s’être ennuyée. La seule chose qu’elle avait jamais eue à faire était de regarder la télé. Des heures devant L’île aux enfants quand elle revenait de l’école les soirs de semaine et surtout, Les visiteurs du mercredi, l’émission d’où lui venait son prénom que ses parents avaient choisi à cause de Soizic Corne. Les seuls souvenirs un peu agréables de Soizic étaient dans la télé, comme le générique de l’émission où l’on voyait des personnages animés s’envoler. A force de s’absorber dans ces images, elle était parvenue à oublier la réalité alentours et la vie qui se déroulait dans la maison.
La mère de Soizic ne lui avait jamais montré d’affection. Du moins, elle ne se souvenait pas avoir reçu le moindre baiser. Il lui semblait que cette mère n’avait jamais souri et avait une manière toujours agacée de lui lancer des remarques purement utilitaires ou inutiles : « veux-tu enlever ton coude de la table !» « T’as relevé le courrier ?» Le père de Soizic l’avait un peu battue, même avec une chaîne de vélo, une fois. Elle avait donc été plutôt soulagée quand il était parti et peu affectée lorsqu’il avait fini par mourir d’un cancer quelques temps après. Soizic aussi était plus ou moins partie de la maison, mais pas vraiment. Elle était prof de comptabilité dans un lycée professionnel de Normandie mais rentrait tous les week-ends chez sa mère. Il faut dire qu’elle était seule, sans doute parce qu’elle manquait de charme et de conversation.
– Non, non, pas de café. Je dois y aller de toute façon.
A trente-six ans, elle était déjà une vieille fille. Elle s’habillait comme une mamie avec des robes en laine marron et ses joues étaient gâtées par des couperoses. Tous les week-ends, elle passait son temps avec des vieux, les amis de sa mère. Les seuls rendez-vous intimes qu’elle obtenait étaient ceux de son thérapeute auquel il fallait une semaine pour se remettre psychologiquement d’une conversation avec Soizic. Sa conversation se réduisait à passer en revue tous les gens malheureux qu’elle connaissait plus ou moins. Ceux qui avaient un cancer, la cousine machin qui avait perdu sa fille dans un accident de cheval ou l’amie de sa mère qui commençait à avoir la maladie d’Alzheimer. Quand elle achetait le journal, Soizic se précipitait sur les faire-part de décès pour voir si elle connaissait des gens qui étaient morts et regardait l’âge qu’ils avaient.
– Tu ne veux pas un peu de restes de poulet pour ton dîner?

– Non, ça va. J’ai une boîte de raviolis. Allez, à la semaine prochaine.
Soizic monta dans sa voiture. C’était l’hiver, un dimanche soir et elle avait bien deux heures de route enneigée pour repartir dans le trou normand où elle travaillait. Mais elle n’avait aucune envie d’y retourner. Elle pleurait tous les matins, même devant ses élèves qui se moquaient d’elle. Toujours dépassée, Soizic enchaînait les arrêts-maladie et sinon, restait le moins possible en classe. Elle traînait dans la salle des profs, se plaignait de migraines, arrivait en retard, partait en avance et ses collègues aussi se moquaient d’elle.
Au volant de sa petite voiture, elle devait donc penser à la semaine qu’elle allait passer. Elle s’est engagée dans une portion de route qui descendait. Comme il y avait un virage, elle n’a sans doute pas vu le camion qui était devant elle. Elle a cherché à éviter le poids lourd en braquant brusquement à droite, et sa voiture est partie dans la ravine en contrebas de la route. La Clio qu’elle n’avait pas fini de payer a dû faire deux ou trois tonneaux dans le fossé. Elle s’est finalement arrêtée sur ses roues comme un chat retombe sur ses pattes, mais le toit était très enfoncé dans l’habitacle. Le cou de Soizic était complètement tordu sur le côté. Etait-elle morte ?
à suivre
jeudi 16 décembre 2010
samedi 5 juin 2010
Nouvel Obs n° 2378 du 3 au 9 juin 2010
La philosophie dans le vestiaire Par Aude Lancelin
Son engouement persistant pour le foot, Finkielkraut le vit avant tout avec son fils de 21 ans qui l'appelle parfois depuis Los Angeles pour deviser en direct sur un match. « C'est pure hypocrisie ou snobisme social que de nier pour nous le pouvoir de divertissement et d'amusement des choses », s'excuse presque le professeur de Polytechnique en citant « la Crise de la culture ».
Aucun scrupule de cette sorte en revanche chez les trentenaires. Ainsi Gilles Vervisch, agrégé de 36 ans, fait paraître sans rougir une petite philosophie du football : « De la tête aux pieds »(Max Milo, 14,90 euros). Normalien et agrégé de philo lui aussi, Mathias Roux a fondé avec ses frères en 1994 un club d'amateurs où il tenait le poste d'arrière latéral. « Celui où le "pas bon" fait le moins de dégâts.» A 35 ans, il publie de son côté « Socrate en crampons »(Flammarion, 16 euros).
lundi 24 mai 2010
De la tête aux pieds - Philosophie du football
SORTIE LE 27 MAIThierry Henry aurait-il mieux fait de jouer au handball?
Le résultat du match aurait-il été le même si je ne l'avais pas regardé?
Pourquoi dire "on a gagné!" alors qu'on n'était même pas sur le terrain?
Pourquoi les femmes sont-elles incapables de comprendre le hors-jeu?
dimanche 27 décembre 2009
Bonne année!

Gilles Vervisch est parti...stop
dans la vallée des rois...stop
pour une semaine...stop
suivre les traces de
Howard Carter,...stop
sur les rives du Nil....stop
Retour le 4 janvier 2010...
mercredi 23 décembre 2009
Emission "L'appart", sur radio campus
Au gré de la visite, trois personnalités du monde politique, associatif, économique, culturel ou médiatique se découvrent et commentent librement l’actualité.Pour échanger sur ces sujets, comme d’habitude, trois invités :
- Remy Burkel - Réalisateur de documentaires dont Justice à Vegas, une série documentaire diffusée sur Arte en octobre qui vient de sortir en DVD.
- Gilles Vervisch - Enseignant, agrégé de philosophie, auteur du livre "Comment ai-je pu croire au Père Noël ? Philosopher au quotidien".
lundi 30 novembre 2009
vendredi 27 novembre 2009
Rencontre avec Gilles Vervisch au Merle Moqueur
à partir de 17 heures

(déjà best-seller dans le finistère!)
Pour parler de questions essentielles comme:
Comment ai-je pu croire au Père Noël?
Comment ai-je pu rester si longtemps avec un mec aussi con?
Comment être soi-même dans une soirée où on ne connaît personne?
Pourquoi mamie met-elle une casquette à son yorkshire?
Faut-il se fier à son GPS plutôt qu'à sa femme quand on se rend chez des amis?
Etc.
Librairie le Merle Moqueur
51 rue de Bagnolet
PARIS 20ème arr
Métro: Alexandre Dumas (ligne 2)
mercredi 18 novembre 2009
Rencontre avec Gilles Vervisch à Chartres

A la librairie L'Esperluette
10 rue Noël Ballay
28000 CHARTRES
Le samedi 21 novembre de 15h à 18h
Comment ai-je pu croire au père Noël?
Pourquoi mamie met-elle un pull écossais et une casquette à son yorkshire?
Comment ai-je pu rester si longtemps avec un mec aussi con?
Dois-je aller voter dimanche, alors que ça ne sert à rien?
Et autres questions quotidiennes et amusantes qui sont autant d'occasion de soulever des problèmes philosophiques essentiels comme: les animaux ont-ils une raison? La passion peut-elle être une illusion? La démocratie est-elle le meilleur régime politique? Qui suis-je? Suis-je libre ou déterminé? Ou même, l'existence a-t-elle un sens?
lundi 9 novembre 2009
Dédicace à la FNAC de Limoges
C'est Limoges...mais c'est la fnac! Si vous êtes dans le coin, ou plutôt dans le centre (on ne sait jamais), n'hésitez pas!
FNAC
8, rue Combes 87000 LIMOGES
Après y a toujours Lorie qui dédicace le samedi suivant, si vous préférez mieux...
jeudi 5 novembre 2009
Comment ai-je pu croire au Père Noël?
Disponible dans toutes les librairiesComment être soi-même dans une soirée où l’on ne connaît personne ?
(Le moi existe-t-il ?)
Pourquoi Mamie met-elle une casquette et un pull écossais à son yorkshire ?
(Les animaux ont-ils une raison ?)
Comment ai-je pu rester si longtemps avec un mec aussi con ?
(Ne désirons-nous que des choses que nous estimons bonnes ?)
Dans cet ouvrage, nous espérons montrer que la philosophie n’a rien d’ennuyeux, elle permet de comprendre de manière simple des choses complexes, et n’est jamais éloignée de la vie quotidienne. Elle parle à tout le monde. Elle parle de chacun.
jeudi 29 octobre 2009
café littéraire

Organisé par la librairie A LIVR'OUVERT
Le Mardi 10 novembre 2009 à 20 heures.
à la MJC Mercoeur
4 rue Mercoeur
75011 Paris
Métro ligne 9: Voltaire ou Charonne
Métro ligne 2: Philippe Auguste







